Comme chaque année, la fin de la trêve hivernale fait ressurgir les angoisses des familles expulsables. Les difficultés croissantes pour de nombreux locataires à se maintenir dans leur logement, l’explosion des dépenses contraintes (gaz, électricité, fioul, carburant, assurances….) font craindre que la reprise des expulsions ne porte atteinte au droit au logement pour tous. La fin de la trêve hivernale, c’est aussi malheureusement la possibilité de reprendre les coupures d’eau et d’énergie.
Pourquoi expulser des locataires qui vont ainsi devenir prioritaires pour un relogement devant la commission de médiation DALO ?
Ces commissions mises en place au 1er janvier 2008, chargées de reloger les personnes prioritaires au regard de la loi sur le droit au logement opposable (DALO) sont, comme on pouvait s’y attendre, noyées sous un flot de dossiers et, dans les zones où le marché du logement est tendu, sont dans l’incapacité de trouver des logements disponibles.
Nous estimons que les locataires de bonne foi ne doivent pas être expulsés. La mise en place d'une véritable Garantie des risques locataires universelle et mutualisée, pourtant appelée de ses vœux par le Président de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la R←publique">la République</st1:PersonName>, pourrait sécuriser les propriétaires et rendre inutile la procédure d'expulsion pour les locataires de bonne foi.
Le 15 mars 2011, la CLCV demande aux pouvoirs publics :
